LA VALORISATION DES ACQUIS DE L’EXPERIENCE
Les ISG Alumni s’impliquent pour maintenir la qualité du diplôme de l’ISG. En partenariat avec l’ISG, sous la direction d’Anne-Marie Rouane, et avec Emmanuelle Revelut, Laure Dykstra (ISG 87) et Loïc Saluden (ISG 89) ont participé au premier jury de la Valorisation des Acquis de l’Expérience.
Réactions sur la méthode et ses atouts avec nos deux représentants :
Q : Quelles sont les difficultés de l’exercice ?
L.D. : Il n’est pas si simple que cela de rapprocher une expérience professionnelle de 20 ans et un parcours académique, même original, comme celui de l’ISG. Une fois que nous avions intégré le parcours du candidat et relu le cahier des charges, cela nous a paru réalisable. Nous avons été en mesure de comprendre de quelle manière la candidate avait enrichi ses compétences par rapport à la formation que délivre l’ISG, et aussi ce qu’elle avait été capable de développer en plus d’un simple parcours académique.
Q : Quel objectif aviez vous en tant que jury ?
L.D. : Nous avons cherché à voir plusieurs conditions réunies :
- La capacité à comprendre globalement les enjeux.
- La vision stratégique et internationale des problèmes.
- La capacité à convaincre au moment de la restitution et à trouver de bons arguments pour justifier le désir d’obtenir le diplôme de l’ISG.
En somme, nous devions être convaincus à l’issue de l’entretien que la candidate, car il s’agissait d’une femme, disposait de toutes les compétences nécessaires à l’obtention du diplôme de l’ISG, mais aussi qu’elle avait une grande force de conviction et une bonne capacité à argumenter.
Q : Qu’est-ce qui vous a paru déterminant dans ses motivations et son parcours ?
L.D. : Elle était très vraie dans son engagement vis-à-vis de l’ISG, et tout à fait en phase avec les valeurs de l’Ecole. Sa personnalité l’a très clairement emporté lors de la restitution, qui est un exercice très contraignant où il faut une grande capacité à convaincre. En plus de son fort bagage professionnel, la candidate montrait une réelle aisance à s’exprimer devant différents publics. Son parcours est clairement exceptionnel avec seulement un BTS. C’est formidable que la VAE existe pour reconnaître de tels chemins.
Q : Quels sont vos souhaits pour l’avenir de cette démarche?
L.D. : Il serait bon que les candidats qui obtiennent par la VAE leur diplôme de l’ISG s’impliquent à travers les ISG Alumnis, dans le réseau des anciens. D’abord pour qu’ils puissent s’approprier leur nouveau diplôme et manifester un sentiment d’appartenance, mais aussi parce que c’est bénéfique pour toute la communauté de vie du réseau ISG Alumni. Sinon, cela restera trop artificiel et sans lien avec l’Ecole. La candidate doit être ouverte à partager son expérience avec les « anciens ». Une fois son diplôme validé par l’Etat, il sera intéressant de lui donner la parole dans la Newsletter. La VAE est aussi un travail de réflexion, en équipe avec les autres membres du jury, qui fait progresser les esprits et permet une reconnaissance de la richesse des parcours professionnels en les rapprochant de parcours plus théoriques.
Q : Loïc Saluden, vous animez le Club RH de l’ISG Alumni et vous avez été retenu par l’ISG pour participer au premier jury de la VAE. Pouvez-vous décrire ce processus ?
L’ISG a souhaité mettre en place un jury pour répondre aux demandes de VAE dans le cadre légal. Après une première sélection sur dossier, les candidats présélectionnés, sur le papier et après entretien, préparent un dossier d’une centaine de pages qui a pour but de montrer comment au cours de leur carrière professionnelle ils ont acquis les éléments académiques qui sont délivrés par l’ISG. Après cette première étape, un jury est constitué parmi des membres du Corps professoral de l’ISG et des ISG Alumnis, professionnels en exercice dans des secteurs d’activité correspondant au profil du candidat.
Q : Que cherchez-vous à observer dans le cadre du jury ?
L.S. : Le jury donne lieu à une analyse par deux moyens à la fois :
- Le dossier, qui permet de valider les crédits académiques.
- L’entretien oral, qui donne la possibilité d’affiner son opinion sur les crédits académiques sur lesquels on peut ne pas avoir eu toutes les réponses dans le dossier. Cela permet de se forger une opinion pour permettre la délivrance totale ou partielle du diplôme...ou de refuser un candidat.
En cas de délivrance partielle, par exemple, c’est le jury qui doit déterminer les actions à entreprendre pour compenser les lacunes et valider le diplôme : par exemple, la rédaction d’un mémoire complémentaire ; la réalisation d’un stage. L’avis du jury est déterminant, mais c’est le rectorat qui, en dernier ressort, valide ou non le diplôme.
Q : Quelle est la conclusion de l’exercice ?
L.S. : Le jury établit un mémoire, une sorte de synthèse des délibérations, avec une préconisation pour le Rectorat. Mais en tant qu’ISG Alumnis, Laure et moi avons aussi pris soin de vérifier deux éléments importants : Le savoir être, et le partage des valeurs.
Au fond, pour pouvoir se présenter à un jury de VAE de l’ISG, il faut avoir un parcours exceptionnel : une position managériale ; la prise de responsabilités ; l’exercice de fonctions dans des domaines variés. L’esprit de l’ISG, dont nous sommes porteurs à l’ISG Alumni, c’est une dynamique entrepreneuriale d’innovation, de créativité, d’indépendance d’esprit.
Cette année, le mémoire et la soutenance de la candidate nous ont permis de le valider.