ISG - FORMER
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La force de l’ISG parmi les grandes écoles

Calme et souriant, Benoît Lorel est avant tout un enseignant chercheur qui met toutes ses compétences au service d’un parcours d’excellence : celui de l’ISG. Ce passionné de la transmission des savoirs et de la valorisation des potentiels de chacun encadre une solide équipe de professeurs dont les compétences pédagogiques traduisent leurs qualités de chercheurs et leur engagement responsable pour la formation des futurs dirigeants d’entreprise. Avec lui, nous comprenons mieux encore pourquoi et comment les « anciens », c'est-à-dire toute la communauté des ISG Alumni, doivent s’impliquer pour soutenir, guider et encourager les nouvelles promotions.

Rencontre éclairante avec Benoît Lorel



Comment concevez-vous votre rôle de directeur pédagogique de l’ISG ?

B.L. : L’idée c’est de travailler sur le tryptique des écoles, à savoir donc l’entrée des étudiants, la transformation et la sortie, sachant que ces trois facteurs sont indépendants. L’entrée c’est la sélectivité et l’attraction des écoles, la transformation correspond aux moyens mis en œuvre pour former les étudiants, et la sortie, c’est l’insertion professionnelle. On peut faire une bonne entrée à partir du moment où nos étudiants ont une insertion professionnelle réussie, cette insertion professionnelle réussie est dépendante de la transformation et des moyens mis en œuvre pour former nos étudiants, et une bonne transformation nécessite également des étudiants qui soient capables de suivre nos cours, tant pour l’enseignement appliqué que pour l’enseignement académique. Donc nous avons besoin d’entrepreneurs dans l’âme, mais qui ont aussi un niveau académique relativement suffisant. Nous cherchons que nos étudiants deviennent acteurs de leur école. A savoir qu’ils aient le désir d’apprendre, l’envie de comprendre et le goût d’entreprendre.

Quelles sont les grandes forces de l’ISG aujourd’hui ?

B.L. : Au niveau de la qualité de l’école, il y a trois piliers essentiels:

- Un enseignement à visée professionnelle, sous forme de projets d’entreprises, « tutorés » par des professionnels, des femmes et des hommes qui sont sur le terrain. Ces projets d’entreprise, pouvant prendre la forme d’une association, une petite activité entrepreneuriale où l’on doit gérer des hommes, un budget, une idée, mais aussi des projets export, et la création d’entreprise.

- Le deuxième pilier, c’est l’international. Cela peut se faire par les échanges avec les universités partenaires, et également par des partenariats avec d’autres enseignants et d’autres universités, mais aussi par des doubles diplômes.

- Le troisième pilier repose sur les compétences générales, donc l’enseignement académique, qui passe par un enseignement associé à la recherche. C'est-à-dire donner des bases théoriques à nos étudiants pour qu’ils puissent avoir un bon socle théorique et les bases pour s’adapter à la professionnalisation croissante des métiers de l’entreprise. C’est donc cette rigueur d’esprit et cette rigueur d’analyse qui sont apportées par cet enseignement par la recherche.

Comment s’opère la cohérence de ces trois dimensions ?

L’idée n’est pas de juxtaposer ces différentes compétences, mais bien de les mêler pour que cela fasse un ensemble cohérent et signifiant. Et c’est un grand avantage de l’ISG, où l’on arrive à mêler ces différents enseignements, avec des tuteurs, professionnels ou professeurs permanents, qui sont en mesure de faire le lien entre ces différents enseignements, académique et appliqué, et qui sont présents sur les projets d’entreprise, associatifs, ou projets export ou de création d’entreprise, comme sur la partie académique.

Et puis il y a toute l’ouverture internationale de l’ISG qui en fait aussi une part de sa réputation. Nos étudiants multinationaux partent au Japon, en Chine et aux Etats-Unis où nous avons des tuteurs et où l’ISG a des accords avec des établissements correspondants ; et les latino-européen partent en Allemagne, en Espagne ou dans des pays d’Amérique Latine. Dans tous ces pays nous avons des établissements partenaires où ils suivent des cours en deuxième année, en même temps qu’ils développent leur projet export.

Qu’est-ce qu’un projet export ? Les ISG Alumnis peuvent-ils s’y impliquer ?

B.L. : Nos étudiants sont mandatés par des entreprises françaises pour mener à bien un projet export qui commence par une étude de marché la première année ici, à Paris, et la préparation du projet. Une fois à l’étranger, ils mènent à bien leur projet export et en rentrant, ils ont une soutenance orale avec remise d’un mémoire.

Ce sont les étudiants qui trouvent les entreprises. Et si les Anciens, les ISG Alumni, veulent aider les étudiants à trouver des entreprises, ce sera avec grand plaisir ! Mais d’une manière générale, Ils arrivent par eux-mêmes à trouver pas mal d’entreprises.

Les Anciens ont un rôle important à jouer pour tout ce qui est tutorat des étudiants. Pour le parrainage, pour l’insertion professionnelle, pour l’entreprenariat, pour les projets export, ils ont un rôle capital et primordial à mettre en œuvre avec l’école.

Ils sont les « mentors ». Pour donner envie aux étudiants, ce sont eux les mieux placés. C’est pourquoi le parrainage est si important, et le rôle des ISG Alumni si nécessaire.

Quelle part les ISG Alumni pourraient-ils prendre pour « donner envie » d’entreprendre à leurs juniors ?

Dès l’entrée à l’ISG, avec le parrainage, le suivi des différents projets, les ISG Alumni peuvent vraiment donner envie aux étudiants de réussir, leur montrer que c’est possible. Le rôle du parrainage est vraiment essentiel et peut-être aussi relativement facile à mettre en œuvre pour des Anciens très pris par leur activité.

Pour les étudiants en fin de cycle, le MSP, mémoire de stratégie professionnelle, dans lequel les étudiants expliquent leurs différents parcours et les objectifs de leur carrière, et la façon dont ils vont pouvoir mener à bien leurs objectifs, est aussi une occasion d’implication des Anciens. C’est fondateur pour la personne et des anciens ISG Alumni participent déjà à ces jurys de MSP. Si on peut généraliser cela, ce serait très bien. Il s’agit, en fait, d’un petit bilan de compétences pour voir ce que les étudiants ont appris, ce qu’ils veulent faire, ce qu’ils aiment faire et comment ils pourraient arriver à occuper tel ou tel poste.

Pour ces jurys, plus on aura d’anciens, mieux cela sera. Les ISG Alumni sont vraiment les mieux à même de procéder à ces évaluations. Ils sont passés par là, et ils sont impliqués dans la société. Leur place est utile à côté des formateurs et leur voix compte pour encourager les 250 étudiants qui, chaque année, passent ce MSP.

Si l’ISG délivre une formation crédible et de qualité, ce sont les ISG Alumni qui peuvent en être la preuve et en témoigner. Outre les statistiques crédibles sur les étudiants qui sortent : taux d’embauche à l’issue des études et salaire à la sortie, la place et la force du réseau des ISG Alumnis est essentielle.

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